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Comprendre les dernières recherches sur la SMA |
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Toutefois ce gène SMN2 est suffisamment différent pour ne pas produire la protéine nécessaire. Le manque de cette protéine dans la moelle épinière conduit les motoneurones à dégénérer, et mène finalement à l’amyotrophie spinale. Il n’est pas possible d’injecter simplement la protéine dans le sang ou les muscles, ou de la manger – elle est produite dans chaque cellules pour être utilisée dans la cellule où elle est produite. Cependant, si le gène SMN2 pouvait être modifié d’une façon ou d’une autre, de manière à ce qu’il produise la protéine correcte et en quantité suffisante, cela pourrait conduire à une thérapie efficace pour l’amyotrophie spinale. Afin de comprendre ceci, on doit comprendre un peu plus de la structure des gènes et comment sont faites les protéines. Un gène est généralement composé d’exons (la partie la plus importante qui code pour des protéines) et d’introns (la partie non codante qui doit être épissée). L’ADN (qui comprend introns et exons) est d’abord transcrite dans un première étape en ARN qui contient la même séquence d’introns et d’exons que l’ADN. Dans une deuxième étape, les introns sont épissés (coupés) et les exons sont rassemblés de manière à former un ARN mature et codant pour la protéine. Il est appelé ARNm (ARN messager). Les protéines sont le support de la construction et de la vie des cellules. Il existent des millions de différentes protéines, chacune ayant une fonction spécifique dans chacun des différents types cellulaires. En quoi SMN 1 et SMN2 sont-ils différents ? En résumé et de façon simplifiée, il manque au gène SMN2 un partie essentielle, l’exon 7, qui permet aux protéines formées de se lier entre elles afin de fonctionner correctement. L’année dernière, les groupes de J. Androphy et B. Wirth ont identifié la
raison qui conduit à un épissage différent de l’exon 7 entre SMN1 et SMN2. Normalement, une procédure complexe
reconnaît les frontières entre les exons et les introns. Ces frontières sont des
séquences (motifs) de nucléotides qui sont très semblables entre elles et qui permettent de reconnaître correctement chaque exon, et de couper
chaque intron. Mais la frontière entre l’intron 6 et l’exon 7 du gène
SMN a été très peu conservée et est sensiblement différente. Dans ce cas, un élément
supplémentaire, appelé amplificateur d’épissage situé à l’intérieur de l’exon 7 et riche en base AG, est nécessaire. Dans Les travaux récents de Hofmann Yvonne, Chris Lorson, Stefan Stamm, Elliot J. Androphy, et Brunhilde Wirth ont permis d’identifier le premier facteur (ou protéine) capable de faire produire une plus grande quantité de protéine correcte : 80% (au lieu de 30%) de ce que SMN1 serrait capable de produire. Il agit en corrigeant le processus d’épissage des introns et des exons, c’est pourquoi nous l’appelons un facteur d’épissage. Le processus complet est appelé : régulation amont de la protéine SMN2 complète. Ce facteur est appelé Htra2-ß1. C’est une protéine qui est déjà
présente dans le corps, mais dont la concentration a juste été augmenté pour observer un effet. Nous en savons beaucoup sur la manière dont
un facteur très semblable (son homologue) agit sur la drosophile (un animal commun utilisé en recherche génétique), mais très peu sur son
action chez l’homme. Ce facteur a jusqu’ici été testé sur des cultures
cellulaires. Il devrait être adapté pour être testé chez les souris
transgéniques modèle de la SMA. Cette étape est en cours. Quel est le lien entre cette recherche et les travaux de criblage à haut
débit entrepris par Aurora Biosciences : Quel est le lien entre cette recherche et les souris atteints de SMA : Cette recherche montre que les facteurs d’épissage peuvent modifier l’expression de SMN2 pour le faire se comporter comme SMN1. M. Sendtner et B. Wirth travaillent déjà sur les souris que A. Burghes et M Sendner ont développées afin de déterminer si l’augmentation de ce facteur corrigera la SMA chez ces souris. Ce travail en cours devrait aboutir l’année prochaine. Les tests entrepris par la société Aurora Biosciences et financés
entièrement par Families of SMA consistent à effectuer un criblage à
haut débit de centaines de milliers de composés afin de rechercher des composer capable de faire s’exprimer le gène
SMN2. |
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Aôut 2000 |
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